Sous-solage - Annexe 1

De Les Mots de l'agronomie
Révision datée du 13 mars 2017 à 10:21 par Pierre Morlon (discussion) (Mise en ligne annexe)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Aller à : navigation, rechercher
Retour à l'article
Cette annexe se rapporte à l'article Sous-solage.

Les outils de sous-solage

(Photo G. Trouche)

En raison de la puissance utilisée pour la réalisation du sous-solage, les outils utilisés de nos jours sont de construction robuste.

Généralement portée ou semi-portée, une sous-soleuse est constituée d’un châssis solide, à une ou deux poutres, portant une ou plusieurs dents disposées en ligne, en V ou en W. La liaison châssis–dents comporte des organes de sécurité : boulon de cisaillement, déclencheur à lames de ressort ou hydraulique. L’étançon de la dent est de forme droite, incliné ou oblique. Le soc est droit ou muni d’ailettes à surface plane ou bombée. La combinaison du nombre, des formes et tailles des pièces travaillantes débouche sur une très grande variété d’outils, sans compter les fabrications personnelles de certains agriculteurs.

(Photo G. Trouche)

Des roues de jaugeage et/ou un rouleau émotteur à l’arrière peuvent compléter l’ensemble. Ces organes sont très utiles pour le contrôle de la profondeur de travail et la maîtrise de la régularité d’enfoncement. Afin de faciliter la pénétration des dents dans le sol, et donc réduire l’effort de traction, certains constructeurs proposent des châssis vibrants ou encore des dents animées (Dalleinne, 1977 ; Lajoux et al., 1999). Des opérations qui nécessitent une forte demande de traction, en sol particulièrement compact ou à profondeur importante, sont réalisées au moyen d’outils robustes, dits « industriels », montés sur des engins de travaux publics.

(Photo G. Trouche)

Des rippers attelés à des tracteurs chenillés puissants sont également utilisés lorsqu’il s’agit de briser des couches indurées.

(Photo G. Trouche)

Certaines machines sont équipées d’un boulet draineur à l’arrière du soc. Cet accessoire est inutile, car il n’est pas possible, sauf conditions de sol exceptionnelles pour lesquelles le sous-solage est à proscrire, de mouler une galerie de taupage dans le matériau bouleversé par le passage du soc.

Références citées

  • Dalleinne E., 1977. Les façons culturales en travail du sol. Études du CNEEMA, Antony, t.3, 62 p.
  • Lajoux P., Doudoux A., Billot J.-F., 1999. Décompactage et pseudo-labour. 8 outils au banc d’essai. Perspectives agricoles, 251 : 48-54.
Bandeau bas MotsAgro.jpg