Mesures de surface agraires - Annexe 2

De Les Mots de l'agronomie
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Cette annexe se rapporte à l'article Mesures de surface agraires.

Extraits de quelques définitions dans Les mots de la géographie (Brunet et al., 1993)

(Les astérisques renvoient à d’autres termes définis dans l’ouvrage)

acre (p. 17) Unité de surface correspondant à environ 50 ares en Normandie, 40 en pays anglophone. De même taille et signification que l’arpent*, mais le mot vient du champ, comme acker, l’ager* et l’agriculture*.

agraire (p. 22) (...) Mesure agraire : unité de mesure employée pour la surface ou les côtés des champs ; ex. : acre (même étym.), arpent* (vieux mot celtique, qui a donné arpenter, ce que l'on parcourt), journal* (ce que l'on pouvait travailler dans la journée), sétérée (surface que l'on pouvait ensemencer par un setier de grain). Ces mesures étaient évidemment très variables selon les lieux; elles ont pu caler des parcellaires et leur effet se voit donc encore souvent de nos jours.

arpent (p. 44) Ancienne unité de mesure des surfaces, valant cent perches, soit de 20 à 50 ares (le plus souvent une quarantaine). L'origine du mot est gauloise (arepennis, sans doute des vieux radicaux are et per, à travers l'étendue, a travers champs en quelque sorte) ; il connut son heure de gloire dans une phrase de Voltaire (« ces deux nations sont en guerre pour quelques arpents de neige vers le Canada ») que les Québécois ne nous ont jamais pardonnée. Derrière cette mesure se trouve l'idée générale de l'unité quotidienne de labour, à une paire de bœufs, que l'on retrouve dans d'autres mots de même nature, comme le joug (semed en hébreu, dans la Bible notamment). Anglais : acre. L'arpentage* est la mesure d'un terrain en périmètre et en surface, jadis faite à la chaîne d'arpenteur ou décamètre, aujourd'hui au théodolite ou topomètre, et servant de base à l'appropriation (cadastre, construction). Arpenter, qui suggère que l'on parcourt le terrain en tout sens, et à pied, s'applique aussi bien au comportement des péripatéticiennes qu'à l'activité de géographes de terrain, qui mesurent leur activité au nombre d'hectares couverts dans la journée, ou dans leur thèse. V. aussi coin*, trottoir*. T.

journal (p. 289) Ancienne unité de superficie, correspondant en principe à l’étendue qu’une personne ou un attelage pouvait travailler dans la journée, plus ou moins équivalent d’arpent* et d’acre*, et de ce fait variable suivant les contrées, autour d’un tiers à un demi hectare.


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