Repos et fatigue des terres

De Les Mots de l'agronomie.

Auteur : Pierre Morlon

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Anglais : rest
Allemand : Ruhe
Espagnol : descanso
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Article accepté le 19 mars 2010
Article mis en ligne le 8 septembre 2010, modifié 23 février 2012


« Mais si quelqu’un seme un champ par plusieurs années sans le fumer, les semences tireront le sel de la terre pour leur accroissement, & la terre par ce moyen se trouvera desnuée de sel & ne pourra plus produire : par-quoy la faudra fumer, ou la laisser reposer quelques années : afin qu’elle reprenne quelque salcitude, provenant des pluyes ou nuées » (Bernard Palissy, 1580 : 170).
« Les résultats d’une culture conduite sur de tels principes prouvent avec la dernière évidence l’illusion du système que la terre a besoin de repos : système déduit par analogie de la faiblesse de notre propre nature, & que dément sans cesse la peine que nous éprouvons à étouffer l’action végétative dans les champs soumis à la méthode des jachères. (Les idées simples sont souvent la source des préjugés les plus opiniâtres, parce que chacun croit les saisir. L’idée que le repos est indispensable à la terre paraît surtout dériver de ce qu’il l’est aux animaux). Le véritable repos de la terre se trouve dans la variété ; & pour que sa fécondité se soutienne il faut éloigner suffisamment le retour des mêmes productions, il faut déraciner les mauvaises plantes, il faut répandre des engrais. » (anonyme, 1796 : 299).

Définitions

Fatigue des sols : Baisse de la fertilité (productivité) d’un terrain, non compensable par le seul apport d’engrais et consécutive à la répétition ou à la longue présence d’une même espèce cultivée. Les causes en sont multiples et en interactions : épuisement ou moindre disponibilité des éléments nutritifs, envahissement par des adventices, accumulation de parasites ou pathogènes transmis par le sol, déséquilibres entre populations microbiennes, tassement et réduction de l’aération, accumulation de composés minéraux ou organiques toxiques, etc.

Repos : Interruption provisoire du système de culture pratiqué, pour permettre une réduction spontanée ou provoquée (par du travail du sol, par exemple) des causes de la fatigue du terrain considéré. Le repos peut être fréquemment travaillé ou porter une végétation semée (prairie artificielle ou temporaire ; système de culture différent de celui habituellement pratiqué) ou spontanée.

La notion de repos des terres fatiguées par la production de récoltes successives est très ancienne. Dans la Bible (livres de l’Exode et du Lévitique), l’année sabbatique prescrite tous les sept ans par la loi de Moïse s’applique, entre autres, aux terres cultivées. Dans l’Antiquité gréco-romaine, on parlait aussi de vieillesse de la terre, ce que réfute Columelle, car la vieillesse n’est pas réversible (Annexe 1). Dans ses Géorgiques, Virgile écrit : « Un an sur deux, la moisson faite, tu laisseras ton champ paisiblement dormir et s’endurcir, oisif, à ne rien faire » ; mais il indique qu’on peut remplacer le repos par une culture de légumineuses (« Ainsi la terre aussi bien se repose, rien qu’en variant ses produits »), par une fertilisation avec du fumier, ou par le brûlage des pailles, pour lequel il donne des hypothèses de mode d’action : « pour rendre à ton champ sa fertilité perdue, tu feras bien d’y porter l’incendie, et d’abandonner le chaume léger aux pétillements de la flamme, soit que la terre y puise une force cachée et des sucs plus substantiels, soit que le feu de tout principe corrompu la purge... » (« siue inde occultas uiris et pabula terrae pinguia concipiunt, siue illis omne per ignem excoquitur uitium »).

En français, la notion de repos de la terre existe dans les textes depuis le Moyen Âge. Nous ignorons si elle était alors employée par les cultivateurs, ou si ce sont des lettrés qui l’ont « parachutée » à partir des textes de l’Antiquité.

Qu’entend-on alors par repos du sol ? Que la terre ne « travaille » pas en produisant.

Cela s’applique aux différentes couches du sol : « Et quand vous guéretez, si vous trouvez au fond de la bonne terre, alors labourez le rayon carré pour avoir la bonne terre reposée, mais ne remontez pas la mauvaise terre » (« E qant vous warettez, si vous trovez parfunt bone terre adunqe arrez le reon qarre pur aver la bone terre repose mes ne atamez mie la mauveise terre », (Henley, ca. 1280). Lorsqu’une terre a du « fond », on la renouvelle par le travail de la charrue : « Quand on est en état de renouveller un bon terrein, par le travail de la charrue, ce n’est plus pour lors la même terre qu’on fait porter, mais une nouvelle qu’on lui supplée, qui s’est reposée depuis long-tems, & qui parconsequent ne dérange point l’ordre de la Nature qui ne veut point qu’une terre qui a déjà travaillé, porte encore, sans avoir eu auparavant le repos de l’hyver qui lui est si nécessaire pour la rétablir. » (La Salle de l’Étang, 1764 : 280-281).

S’agissant d’une période sans semis ni récolte, le mot ne dit rien, ni des mécanismes en jeu, ni de l’état du terrain. En effet, il regroupe et conduit donc à confondre la friche et la jachère, comme dans le Dictionarium latinogallicum de Robert Estienne (1552) « Veruactum, Pline, Columelle. Jachere, Terre, qu'on laisse reposer en friche ». Devenue une idée reçue, une étymologie erronée de jachère, qu’on trouve par exemple dans le Thresor de la langue françoyse... de Nicot (1606) (« JACHERE, f. Est la terre labourable que le laboureur laisse reposer un an sans y semer, pour l'année ensuyvant y semer du bled. (...) Le mot vient du Latin Iaceo, qui signifie estre couché »), aura longtemps une grande influence.

Or, si on laissait s’enherber la friche pour la faire pâturer, la jachère, elle, était fréquemment travaillée, « labourée et relabourée », pour éliminer les mauvaises herbes. Ainsi Liébault (1583) écrit : « laisser un an ou deux en repos le champ, sans oublier toutesfois de labourer tant Hyver qu’Esté » ; Olivier de Serres « labourerons celles de nos terres que désirons laisser reposer une année, pour après icelle la faire travailler (...) les laissans durant ce temps là, en repos, en les cultivans toutes-fois » ([1605] 1991 : 90). Plus tard (1765), l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert, article Jachère : « L'année de repos est pour la plupart une condition essentielle à la récolte du blé. Pendant cette année la culture a deux objets : d'ameublir la terre, et de détruire l'herbe. Ces deux objets sont remplis par les labours… » ; Duhamel du Monceau « alors commence l’année de repos ou de jachere, pendant laquelle on prépare la terre pour recevoir le froment l’année suivante. (...) les labours qu’on fait pendant l’année de repos » (1762 : 153-4) ; pour de Gasparin, la jachère est « une année de repos pendant laquelle la terre est soumise à des labours » (1851 : 197), etc... En résumé, « La coutume générale est de laisser reposer la terre tous les trois ans, c'est-à-dire, de la cultiver sans y rien semer. La terre se repose donc, mais le cultivateur ne se repose pas ; s'il ne confie rien à la terre, il la dispose à rapporter du grain l'année suivante » (Chrestien de Lihus, 1804 : 81[1]). Ne pas comprendre que, pendant la jachère, la terre « se reposait » en étant intensément travaillée, est source d’innombrables contradictions, contresens et problèmes de compréhension des textes anciens - par exemple rajouter une 4è année fictive dans les assolements triennaux, en dédoublant l’année de jachère en une de « repos » sans travail du sol puis une de labours... Un problème similaire ne serait-il pas la cause de la gêne qu’avouent les traducteurs modernes des textes bibliques instituant l’année sabbatique pour la terre, la même expression (Exode, chap. 23) étant traduite par « laisser en jachère » ou par « faucher » ?

La terre perd ses « forces » en « travaillant » puisque, après un certain nombre de récoltes successives, elle est « épuisée », « lasse » et sa fécondité, mesurée par le rendement qu’on en tire, diminue. Au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, ce vocabulaire a été vivement critiqué pour son zoomorphisme : « ... toute idée de fatigue, de lassitude, d’épuisement de forces, de vieillesse et de repos, et toute autre équivalente, appliquées à la terre, sont entièrement vides de sens, aussi dénuées de fondement que si on les appliquoit à une masse inerte de pierres, de sables, et d'autres matières analogues, qui forment le noyau ou la base ordinaire de toute terre cultivable. (…) En partant de la supposition gratuite que la terre épuisoit, par ses productions, les forces qu'on lui attribuoit, dans l'acception rigoureuse de cette expression, il étoit naturel de supposer qu'elle avoit besoin de repos comme un animal fatigué par le poids d'un fardeau, ou par un effort quelconque, a réellement besoin d'inaction pour réparer l’abattement qu'il éprouve, afin de pouvoir se rétablir dans son état primitif » (Yvart, 1809 et 1822 ; texte repris par Vivien, 1837 : 91). Cette critique n'est alors fondée, ni sur des expérimentations longues, ni sur des avancées dans les connaissances ou les méthodes scientifiques : adepte de la théorie de l'humus, qui ne distingue pas les différents éléments nutritifs, Yvart « ignore » les principes méthodologiques de Lavoisier et affirme l’existence de « cultures restituantes » suffisantes à elles toutes seules pour maintenir la fertilité perpétuelle de la terre. Purement idéologiques, elles visent en fait à supprimer les usages collectifs (vaine-pâture et droit de parcours) permis par le repos des terres (Morlon et Sigaut, 2008).

Oubliant Virgile qui évoque des « principes corrompus », et à quelques exceptions près – Heuzé, qui écrit en 1862 : « les exploitations où (...) la terre, fatiguée par des récoltes salissantes, est très-enherbée », et Hecquet d’Orval qui en 1870 publie « De la destruction des vers blancs par la jachère » – on n’a pendant longtemps interprété la fatigue de la terre qu’en termes d’épuisement du stock des principes nutritifs du sol, appelés graisse, sels, sucs ou humus.

Pour nombre d’auteurs, les choses sont simples : il suffit de restituer à la terre, « réceptacle inerte », les principes que les récoltes en ont extrait. A la fin du XVIIIe siècle, alors que le problème du manque d’engrais commençait à être perçu de façon lancinante (Boulaine, 1992 ; Morlon, 1998), cette affirmation ne pouvait que rester toute théorique, voire sonner comme la condamnation de tous les pauvres qui ne pouvaient s’en procurer ! (Soulignons que ce n’est pas la même chose d’affirmer, comme Bernard Palissy (1563), qu’il est nécessaire de restituer à la terre ce que les récoltes lui ont ôté, et que cela serait suffisant pour ne pas voir baisser les rendements des récoltes successives – voir nutrition). Boussingault en 1844 n’hésite pas à affirmer : « Là où l'on peut se procurer en quantité illimitée les engrais et la main-d'œuvre, il n'y a pas nécessité absolue de suivre un système régulier de rotation. Quand on se trouve-placé dans des conditions aussi favorables, on se borne à examiner quelle est, sous le rapport commercial, la culture la plus avantageuse que peuvent permettre le climat et la nature du sol. On a même peu à redouter que, par une culture continue, les champs viennent à s'infecter de plantes nuisibles, parce que, avec du travail, on peut remédier à ce grave inconvénient. On n'a pas à craindre davantage l'appauvrissement du sol, puisqu'on peut avoir recours à des achats d'engrais. Tout l'art de l'agriculteur se réduit alors à comparer la valeur probable de la récolte à la dépense en fumier, main-d'œuvre, etc. » (p. 260) !

On savait devoir respecter un délai minimum entre deux récoltes de la même espèce : « L'agriculteur progressif doit se pénétrer de cet axiome reçu en théorie et en pratique, que les récoltes sont d'autant plus productives qu'elles reviennent moins souvent sur le même terrain. Ce principe doit être la base de ses travaux. Il est prouvé que notre récolte principale, celle du froment, serait bien plus avantageuse, si, au lieu d'être ramenée tous les deux ou trois ans, elle faisait partie d'une rotation plus longue. (...) en résumé, (...) l'agriculteur doit (...) éloigner le retour des mêmes récoltes sur le même terrain » (Piperey, 1838). Et cela, que les terres entre temps se reposent ou portent d’autres récoltes : « elles demandent repos & variete de semence, comme de légume apres le seigle » (Estienne & Liebault, 1570 : 6) Mais comment l’expliquer ? On disait que les différentes espèces cultivées ne se nourrissaient pas des mêmes principes, ou pas dans le même volume de sol (voir Delaporte, 1979). La Quintinie (1695) avait expliqué par « la plus grande ou la moins grande quantité de sel qu'il faut à chaque plante en particulier, car elles n'en consomment pas toutes également » le fait que ce délai de retour soit différent selon les espèces cultivées, de même Leclerc-Thouin (1836 : 257) : « On s'aperçut que toutes les récoltes n'étaient pas également épuisantes ; que toutes ne se succédaient pas avec un même succès; que telles pouvaient revenir plus fréquemment que telles autres sur le même terrain, etc. ». Vers 1910, un manuel scolaire (Dutilleul & Ramé) écrit encore « L'assolement repose la terre. (...) Pour ne pas fatiguer la terre, le cultivateur fait un assolement, c'est-à-dire qu'il divise son terrain en plusieurs parcelles ou soles, sur chacune desquelles il cultive successivement des plantes qui se nourrissent d'éléments différents et à une inégale profondeur » (p. 178).

Mais l’expérience montre qu’il ne suffit pas d’apporter de l’engrais, en quelque quantité qu’on en ait : « on croirait peut-être pouvoir jouir du même avantage, en semant du blé dans les mars ; point du tout : le blé vient toujours très-mal après du blé, quelque amendement et quelque culture qu'on lui donne ; ce qui prouve évidemment, ou que le blé de Mars est bien constamment un autre blé que celui d'hiver, ou que le repos est nécessaire à la terre (...) » (Chrestien de Lihus, 1804 : 300). Même Yvart, adversaire acharné de la jachère, doit concéder : « il ne faut pas croire qu'en la supprimant on puisse exiger constamment de toutes les terres des productions abondantes, et encore moins des récoltes complètes très épuisantes […] même avec des engrais » (1809 : 349). Alors que, par ailleurs, un changement d’espèce cultivée résolvait en partie le problème et reposait la terre.

L’ouverture vers d’autres causes de la fatigue des sols s’est faite par étapes.

D’abord, les chimistes du début du XIXe siècle ont établi que tous les végétaux sont constitués des mêmes éléments, en proportions similaires. Ayant montré que les plantes n’absorbent que des composés minéraux simples, solubles, ils ont ouvert la voie à l’industrie des engrais chimiques. Mais, comme on l’a dit, cela ne résolvait, en théorie comme en pratique, qu’une partie du problème car l’apport d’engrais, en quelque quantité que ce soit, ne supprime pas la nécessité de respecter un « délai de retour » pour certaines espèces.

Puis des microbiologistes, à la suite de Pasteur, ont montré l’existence d’une infinité de micro-organismes vivant dans le sol ou transmis par le sol, dont certains sont bénéfiques en nitrifiant l’ammoniaque (Schloesing & Müntz, 1877) ou en fixant l'azote atmosphérique (Hellriegel & Wilfarth, 1888), mais dont d’autres transmettent aux cultures des maladies qui en réduisent la production. L’accumulation de ces pathogènes dans le sol est une composante essentielle, mais pas la seule (Chavignac & Anselme, 1957) de ce que des agronomes modernes n’hésitent pas à appeler fatigue des sols. Au-delà des pathogènes, « cette fatigue serait due à la destruction de l'équilibre physiologique entre le système radiculaire et les organismes vivants voisins de la rhizosphère » (Lecomte et Riedel, 1958 : 119).

Deux attitudes opposent en effet les agronomes face aux notions de fatigue et de repos de la terre. Les uns les rejettent catégoriquement comme non scientifiques (la terre n’est pas un être vivant, elle ne se repose pas) « Le repos du sol n’est qu’une vue de l’esprit, sans bases expérimentales » « le terme fatigue a continué à masquer notre ignorance » (Demolon, 1946 : 186 & 190 ; 1948 : 394). La deuxième est d’accepter le défi posé par l’existence de cette notion de repos inventée, de façon totalement indépendante, par des peuples différents aux quatre coins du globe, et d’appeler fatigue des sols (Inra-SFP, 1983 ; Pierre, 1985 ; Messiaen, 1986 ; Cure et al., 1987) un ensemble de phénomènes - non seulement phytotoxicités d’origines diverses et accumulation dans le sol de pathogènes ou de graines de mauvaises herbes, mais aussi déséquilibres entre populations microbiennes... - en interactions complexes (Michelot, 2004), et sur lesquels ce qu’on connaît est encore bien peu par rapport à ce qui reste à découvrir. En « grande culture » en France, le non-respect des « délais de retour » établis par l’expérience, pour des cultures comme la betterave à sucre ou les pois, est toujours sanctionnée par des baisses de rendement telles qu’elles peuvent contraindre à l’abandon de la culture. Et la présence de certains nématodes dans le sol d’une parcelle interdit d’y cultiver de la pomme de terre.

« C'est donc surtout dans les exploitations agricoles pratiquant une culture intensive à base de betteraves et de blé, que survient cette fatigue due à la monotonie de la rotation, notamment à l'absence de prairies artificielles dont on s'explique ainsi qu'elles soient capables de reposer les sols. (...)

Méthode de lutte contre la fatigue apparente des sols. — Sans pour cela sortir de la semi-spécialisation, indispensable à l'amélioration de la productivité de la plupart de nos systèmes de culture, on s'efforcera d'allonger la rotation par l'introduction d'une ou deux cultures différentes. » (Lecomte et Riedel, 1958 : 120).


Références citées

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  • Demolon A., 1946. L’évolution scientifique et l’agriculture française. Flammarion, Paris, 329 p.
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  • Piperey (de), 1838. Rapport fait à la société d'émulation de Lisieux, le 11 février 1838, au nom de la commission d'agriculture. Texte intégral sur le site de la Bibliothèque électronique de Lisieux.
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  • Société Royale d’Agriculture, 1789. Mémoire présenté par la Société Royale d’Agriculture à l’Assemblée Nationale, le 24 Octobre 1789, sur les abus qui s’opposent aux progrès de l’Agriculture, & sur les encouragements qu’il est nécessaire d’accorder à ce premier des Arts. Baudouin, Paris, 179 p.
  • Virgile, ca. 28 av. J.C.. Géorgiques. Nous avons choisi la traduction de P.A. Nicolas, agriculteur en Tunisie, in Lettres d’Humanité, Les Belles Lettres, Paris, t. VII, 1948, p. 122-126. On trouve d’autres traductions sur Internet, par exemple sur wikisource.org ou à partir de Wikipédia.
  • Vivien L. (dir), 1837. Cours Complet d’Agriculture ou Nouveau Dictionnaire d’Agriculture théorique et pratique. Pourrat frères, Paris.
  • Yvart V.J.A., 1809. Article « Jachère ». In : Thouin et al., Nouveau cours complet d’Agriculture théorique et pratique ou Dictionnaire raisonné et universel d’agriculture. Deterville, Paris, t. 7, p. 333-358. Texte intégral sur Gallica.
  • Yvart V.J.A., 1822. Considérations générales et particulières sur la jachère et sur les meilleurs moyens d’arriver graduellement à sa suppression avec de grands avantages. Huzard, Paris, 250 p.

Pour en savoir plus

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Autres langues

Repos : vu l’influence qu’ont eu les textes antiques, il n’est pas étonnant que de nombreuses langues européennes possèdent cette notion, avec le vocabulaire zoomorphique correspondant :

  • Anglais : rest, resting of the ground
  • Espagnol : descanso
  • Allemand : Ruhe (champ en repos ruhender Acker)

Mais on les trouve aussi dans des langues très éloignées et longtemps sans aucune relation avec l’Europe, telles le quechua et l’aymara (Bolivie, Pérou, Équateur) où le vocabulaire (racine sama-) est exactement le même si un paysan dit qu'il se repose ou que la terre se repose.

Fatigue des sols : L’anglais parle de maladie du sol vis-à-vis d’une espèce cultivée déterminée, par exemple soil sickness of flax, ce qui est plus juste que de parler de façon générale.

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